travaux2017

 

 

 

Silence (I miss the desert)

  2017
Video HD, couleur, stereo, 16:9, 7'45" (loop)




Réalisation : Jérémy Laffon
Régie lumières : Tae Jeong Kim
Design sonore et mixage : Julien Hô Kim
Montage : Thomas Couderc
Co-production : Art District P, Korea



Ce projet fait suite à une résidence en Corée du Sud (Busan) et a été insufflé par le contexte particulièrement schizophrénique de l’économie Sud-Coréenne.

Le principe dominant est une prise de vue d’une sculpture de peong-tu-gi (pop corn coréen) réalisée pour l’occasion ; un travelling incessant sur l’objet en fait un paysage défilant au gré de sources lumineuses multicolores, irisées et enfumées, comme une course ininterrompue de l’image, une boucle sans fin, un retour permanent des choses.

Une partie de la vidéo implique la destruction par le feu de la sculpture, puis la réalisation de prise de vues de ce même paysage carbonisé, effondré, en ruine.

L’échelle distordue et les formes géologiques de cet ensemble renvoie à une certaine idée d’un paysage géologique, désertique (canyons), aquatique (corail), voire même, sous l’effet des « spotlight » colorés, à un paysage proche de celui qu’offrent les aurores boréales, un paysage apocalyptique.

Il est donc question d’un oxymore visuel, sans réel narration, d’un dualisme oscillant entre un émerveillement et une vitalité sans limite, révélant par là-même sa part d’artifice, et la démonstration froide de son auto-destruction.

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This project was developed following a residency in South Korea (Busan) and was inspired by the South Korean schizophrenic economic situation. 

The dominant principle is a shot of a peong-tu-gi (Korean popcorn) sculpture, carved for the occasion; a ceaseless tracking shot on the object turns it into a landscape flashing by at the whim of multicolored, iridescent and smoky light sources, such as an uninterrupted image race, an endless loop, a constant return.

A part of the video involves the destruction of the sculpture with fire, and then the shooting of this same charred, collapsed, ruined landscape.

The distorted scale and geological shapes of this ensemble refer to a certain idea of a geological, desert, aquatic (coral) landscape, and even, with the effect of colored "spotlights", a landscape similar to the one offered by the aurora borealis, somewhere between hypnosis and apocalypse.